Le parrain de la 8e édition

  • Jean-Paul Rouve

    Né à Dunkerque en 1967, l’acteur et réalisateur Jean-Paul Rouve se forme d’abord au théâtre en suivant les cours Florent à Paris. Il y croise les futurs membres de la troupe des Robins des Bois qui prend son essor en 1996 et dont il est l’un des membres fondateurs. Grâce au succès de leur pièce Robin des bois d’à peu près Alexandre Dumas, Jean-Paul Rouve et ses comparses s’emparent du petit écran. Dès 1999, ils collaborent régulièrement avec Canal+ en créant des séries de sketches mémorables comme L’instant Norvégien. En parallèle, Jean-Paul Rouve joue à la télévision dans la série Julie Lescaut, puis au cinéma, en interprétant des rôles toujours plus importants, notamment dans les films de Thomas Vincent, Dominique Farrugia et Alain Chabat. En 2003, il remporte le César du Meilleur jeune espoir masculin pour sa prestation de gendre collabo dans Monsieur Batignole de Gérard Jugnot. Dès lors très sollicité, Jean-Paul Rouve multiplie les rôles dans des productions prestigieuses (près de 45 à ce jour), tour à tour sosie de Polnareff dans Podium de Yann Moix, facteur à la Tati dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet ou encore père d’Edith Piaf dans La Môme d’Olivier Dahan. En 2007, il passe derrière la caméra et tourne son premier long-métrage, Sans arme, ni haine, ni violence dont il joue le rôle principal. Cinq ans plus tard, Jean-Paul Rouve en réalise un second, Quand je serai petit, où il partage l’affiche avec Benoît Poelvoorde, à découvrir dans le cadre de la huitième édition du FFFH.

Les invités

  • Jean-Pierre Améris

    Né en 1961 à Lyon, le cinéaste français Jean-Pierre Améris se forme à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques à Paris. Diplômé, il réalise trois courts-métrages, dont Intérim (1988), Grand Prix du Festival de Clermont-Ferrand. En 1993, il tourne son premier long-métrage, Le bateau de mariage, qui raconte l’histoire d’un instituteur sous l’Occupation. Primé au Festival de Cannes, son second long-métrage, Les Aveux de l'innocent (1996), voit un sans-grade s’accuser d’un crime qu’il n’a pas commis pour goûter brièvement à la gloire médiatique. Après Mauvaises fréquentations (1999) avec Lou Doillon, C’est la vie (2000) avec Jacques Dutronc, et Poids Léger (2003), Jean-Pierre Améris réalise Je m'appelle Elisabeth, description sensible d’une relation entre un malade mental et une fillette introvertie, présenté en 2006 au FFFH. Quatre ans plus tard, il connaît un grand succès avec Les Emotifs anonymes qui décrit la rencontre de deux timides maladifs (Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde) partageant la même passion pour le chocolat. Neuvième long-métrage de son auteur, L’Homme qui rit, avec Gérard Depardieu et Emmanuelle Seigner, est adapté du roman homonyme de Victor Hugo.
  • Olivier Assayas

    Né en 1955 à Paris, Olivier Assayas étudie la peinture à l’École supérieure des beaux-arts et la littérature à la Sorbonne. Graphiste et illustrateur, féru de cinéma asiatique, il publie dès 1980 des critiques de films aux Cahiers du Cinéma. Après avoir réalisé quatre courts-métrages, Olivier Assayas coécrit le scénario de Rendez-vous (1985) de André Téchiné. L’année suivante, il tourne son premier long-métrage Désordre qui reçoit le Prix de la Critique internationale au Festival de Venise. Il commence alors à développer une œuvre imprévisible et à nulle autre pareille, qui en fait l’un des cinéastes clés de notre époque. Parmi les quinze longs-métrages qu’il a réalisés à ce jour, brille d’un éclat particulier sa trilogie formée de Demonlover (2002), Clean (2004), avec Maggie Cheung (Prix d’interprétation Féminine au Festival de Cannes de la même année), et Boarding Gate (2007), qui constituent autant de descriptions brillantes et acérées des contradictions de la globalisation affectant tous nos rapports. En 2010, Olivier Assayas réalise une fresque de plus de cinq heures pour le cinéma et la télévision: Carlos retrace le parcours du terroriste Ilich Ramírez Sánchez, et vaut à Edgar Ramirez, son interprète principal, le César du Meilleur Espoir masculin. Présenté en compétition à Venise, Après mai (2012) renoue avec l’intimisme de L’enfant de l’hiver (1989), Paris s’éveille (Prix Jean Vigo 1992) et de L’Eau froide (1994).
  • Ramzy Bedia

    Né en 1972 à Paris, Ramzy Bedia crée avec Éric Judor dès 1994 le duo comique Eric et Ramzy. Sur scène, à la radio et à la télévision, le tandem connaît bientôt un immense succès, notamment avec leur émission Les mots d’Eric et Ramzy, mélange explosif d’absurde et de bêtise très étudiée. En 1998, Ramzy Bedia fait ses débuts au cinéma avec son complice dans le film Le Ciel, les oiseaux et... ta mère! de Djamel Bensalah, avant de connaître la consécration, toujours en duo, avec La Tour Montparnasse infernale (2001) de Charles Nemes. Tournant le plus souvent avec son compère, il se commet alors dans des rôles de plus en plus déjantés, en particulier dans le sublime et incompris Steak (2007) de Quentin Dupieux et Seuls Two (2008), dont il assure la réalisation avec Eric Judor. Mais Ramzy Bedia joue au cinéma aussi en solo, apparaissant notamment aux génériques du Concert (2009) de Radu Mihaileanu, Il reste du jambon? (2010) d’Anne Depetriniet, Beur sur la ville de Djamel Bensalah, sans oublier Des vents contraires (2011) de Jalil Lespert où il évolue dans un registre plus dramatique. En 2012, Ramzy Bedia interprète son propre rôle dans la satire politique Hénaut Président de Michel Muller, avant de dribbler Frank Dubosc, José Garcia, Gad Elmaleh ou JoeyStarr dans Les Seigneurs d’Olivier Dahan!
  • Stéphane Brizé

    Né en 1966 à Rennes, Stéphane Brizé écrit et réalise en 1993 Bleu dommage, un court-métrage qui remporte le Grand Prix du Festival de Cognac. En 1996, il écrit et réalise son second court, L’œil qui traîne, primé dans de nombreux festivals. Trois ans plus tard, Stéphane Brizé coécrit avec Florence Vignon Le Bleu des villes, son premier long-métrage. Sélectionné à Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, ce film remporte également le Prix du meilleur scénario du Festival de Deauville. Stéphane Brizé réalise Je ne suis pas là pour être aimé, avec Patrick Chesnais et Anne Consigny. Ce film recueille trois nominations aux César 2006 et une aux European Film Awards. Il réalise ensuite Entre adultes (2007) sélectionné dans de nombreux festivals internationaux. Avec Mademoiselle Chambon (2009), qu’il accompagne au FFFH, il connaît un grand succès public, recueille à nouveau trois nominations aux César 2010 et remporte celui du meilleur scénario avant d'être nominé aux Independant Spirit Awards aux USA dans la catégorie "meilleur film étranger". Ce mélodrame subtil est porté par Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, que le cinéaste considère comme son alter ego à l’écran. Stéphane Brizé offre une nouvelle fois au comédien le rôle principal de son dernier long-métrage, Quelques heures de printemps, aux côtés de Hélène Vincent et de Emmanuelle Seigner. Après sa projection remarquée à Locarno, le film et son réalisateur sont conviés au FFFH, dont Monsieur Brizé est désormais un habitué de marque.
  • Valentina Cervi

    Fille du réalisateur italien Tonino Cervi, née à Rome en 1976, Valentina Cervi fait ses débuts sur le grand écran dès l’âge de dix ans. En 1996, elle interprète dans Portrait de femme de Jane Campion le rôle de la fille d’un riche amateur d’art qui courtise Isabel Archer, le personnage campé par Nicole Kidman. L’année suivante, elle obtient son premier rôle principal en incarnant la célèbre peintre baroque Artemisia Gentileschi, aux côtés de Michel Serrault, dans le film éponyme de la cinéaste française Agnès Merlet. Après avoir joué avec Fabrice Luchini dans Rien sur Robert (1999) de Pascal Bonitzer, elle apparaît dans plusieurs productions italiennes, françaises mais surtout anglo-saxonnes, dont les mini-séries War and Peace et Zen, où elle est une inspectrice de police italienne. Poursuivant sa carrière internationale, la petite-fille de l’acteur Gino Cervi joue dans Miracle à Santa-Anna de Spike Lee en 2008, ainsi que dans le récent Jane Eyre de Cary Joji Fukunaga, en compagnie de Michael Fassbender. En 2012, on l’appréciera aussi sous les traits de Salomé Agrippa, l’une des vampires de la fameuse série américaine True Blood. Dans Au galop, elle interprète avec une très belle sensibilité une femme partagée entre deux amours.
  • Louis-Do de Lencquesaing

    Né en 1963 à Paris, Louis-Do de Lencquesaing suit des cours d’art en parallèle à ses études en droit international. Il débute au théâtre sous la direction de l’écrivain et dramaturge Valère Novarina et collabore avec des acteurs et metteurs en scène de renom tels que Alain Cuny, Luc Bondy ou Samy Frey. Pour ses premiers pas au cinéma, il est dirigé par Arnaud Desplechin (La vie des morts, La Sentinelle), Claude Chabrol (Madame Bovary) ou encore Jean-Luc Godard (Hélas pour moi). Il enchaîne ensuite les rôles dans des films remarqués comme À vendre de Laetitia Masson, Les destinées sentimentales de Olivier Assayas et Caché de Michaël Haneke. Son interprétation du défunt producteur Humbert Balsan dans Le père de mes enfants (2009) de Mia Hansen-Løve fera date. Tout en poursuivant une carrière d’acteur prolifique –  Le mariage à trois de Jacques Doillon, Polisse de Maïwenn, L’Apollonide de Bertrand Bonello, Paris-Manhattan de Sophie Lellouche, Superstar de Xavier Giannoli – Louis-Do de Lencquesaing réalise trois courts-métrages à quelques années d’intervalle. Il présente au FFFH son premier long-métrage, sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes. Au galop saisit avec justesse et sensibilité la rencontre passionnée entre un écrivain (qu’il incarne lui-même) et son éditrice.

     

  • Heinz Dill

    Né en 1957, Heinz Dill œuvre dès 1981 dans le domaine de la musique en tant que manager et producteur, organisant des tournées à travers le monde, notamment pour le groupe burkinabé Farafina. Heinz Dill se tourne ensuite vers le cinéma, travaillant sur des tournages de films suisses et étrangers, à divers postes (régisseur, administrateur ou directeur de production), ce qui le conduit à collaborer avec des cinéastes tels que Claude Goretta, Olivier Assayas ou encore Krzysztof Kieslowski. En 1996, il fonde Louise Productions et produit plusieurs longs-métrages dont iXième, journal d’un prisonnier (2003) de Pierre-Yves Borgeaud et Stéphane Blok, primé à Locarno, et Le souffle du désert (2005) de François Kohler. En 2006, il s’associe avec Elisabeth Garbar. La production va alors s’intensifier et verra la sortie de deux courts-métrages, La valise (2007) de Kaveh Bakhtiari, sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, Au Café Romand de Richard Szotyori, Prix du Meilleur espoir suisse et Prix du jury des jeunes au Festival du film de Locarno. Puis, en 2009, suivent les documentaires A l’ombre de la montagne (2009) de Danielle Jaeggi et La beauté crue d’Hervé Nisic. Toujours produit sous l’égide de Louise Productions, Hiver nomade est présenté en première mondiale à la Berlinale 2012 et sera projeté dans de nombreux festivals de par le monde. Plusieurs films sont actuellement en cours de développement ou en production, en particulier L’escale, premier long-métrage documentaire de Kaveh Bakhtiari.

     

  • Frédéric Fonteyne

    Né en 1968 à Uccle (Bruxelles), Frédéric Fonteyne se forme en réalisation à l’Institut des Arts de Diffusion à Louvain-la-Neuve. Entre 1988 et 1993, il tourne quatre courts-métrages dont l’irrésistible Bob le déplorable. Après avoir mis en scène pour le théâtre une pièce de son scénariste complice en écriture Philippe Blasband, Frédéric Fonteyne réalise en 1997 son premier long-métrage, Max et Bobo, l’histoire d’un ange gardien très particulier. Mais il acquiert une réputation internationale avec Une liaison pornographique (1999) qui décrit la rencontre d’un homme et d’une femme désireux d’assouvir leur seul fantasme sexuel. Cette fiction qui n’a rien de pornographique vaut à Nathalie Baye un prix d’interprétation à la Mostra de Venise. Cinq ans plus tard, Frédéric Fonteyne dirige Emmanuelle Devos dans La femme de Gilles. Situé dans les années trente, ce drame intime raconte l’épreuve de l’épouse d’un ouvrier qui a tout sacrifié pour sa famille, jusqu’au jour où elle découvre que son mari la trompe avec sa sœur. Tout en enseignant le cinéma, le réalisateur belge mûrit en toute indépendance un nouveau long-métrage, Tango libre qu’il achève en 2012, avec François Damiens, Jan Hammenecker, Sergi Lopez et Anne Paulicevich dans les rôles principaux. Présentée hors compétition à Venise, cette tragicomédie carcérale met aux prises un maton amateur de tango, deux prisonniers voyous et une jeune femme très amoureuse.

     

  • Arly Jover

    Née à Melilla en Espagne, Arly Jover passe son enfance à Majorque où elle suit des cours de danse dès l’âge de huit ans. En 1986, la jeune ballerine intègre la prestigieuse école de l’American Ballet Theater de New York. Pour des raisons de santé, elle doit cependant changer d’orientation et se tourne vers le cinéma. Elle débute avec de petits rôles à la télévision, avant d’incarner le vampire Mercury dans Blade (1998) de Stephen Norrington qui lance sa carrière internationale. Elle obtient alors des rôles dans de nombreuses productions américaines puis françaises. En 2005, on la retrouve aux côtés de Jean Reno dans L’empire des loups de Chris Nahon. Elle étoffe sa filmographie en tournant pour des cinéastes de renom comme Arnaud et Jean-Marie Larrieu (Le voyage aux Pyrénées, 2008), Cédric Kahn (Les regrets, 2009) ou encore Pierre Schöller (L’exercice de l’Etat, 2011). La même année, elle apparaît aussi dans la version américaine de Millenium, signée David Fincher. Arly Jover est à l’affiche dans pas moins de trois films présentés dans le cadre de la huitième édition du FFFH, Les saveurs du Palais de Christian Vincent, Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve, où elle donne la réplique à Benoît Poelvoorde, et Le guetteur de Michele Placido.
  • Marthe Keller

    Née à Bâle, Marthe Keller est l’une des rares actrices suisses à s’être imposée sur le plan international. Après une formation en art dramatique à Munich, elle entame une carrière théâtrale et télévisuelle en Allemagne. Sa rencontre avec Philippe de Broca constitue un tournant. Après Le diable par la queue en 1968 aux côtés de Yves Montand, le cinéaste français lui offre en effet son premier rôle principal dans Les caprices de Marie (1970). Son personnage de Kristina dans le feuilleton La demoiselle d’Avignon la révèle à un large public et contribue à lancer sa carrière hollywoodienne. Pour son rôle de Elsa dans Marathon Man (1976) avec Dustin Hoffman, elle est nominée aux Golden Globes. Elle donne également la réplique à Al Pacino dans Bobby Deerfield de Sidney Pollack. De Clint Eastwood à Benoît Jacquot, en passant par Claude Lelouch, Billy Wilder, Nikita Mikhalkov, Mauro Bolognini ou encore John Frankenheimer, Marthe Keller tourne pour les cinéastes les plus prestigieux. Plusieurs fois membre du jury au Festival de Cannes, elle est également reconnue pour ses mises en scènes d’opéra. En 2006, elle remporte le Prix du cinéma suisse pour son interprétation dans Fragile de Laurent Nègre, qui reste toujours son unique rôle dans un film suisse! Dans Au galop, Marthe Keller interprète une veuve aisée, conférant à son personnage déconnecté de la réalité un grain de folie à la fois drôle et touchant.
  • Joachim Lafosse

    Né en 1975, à Uccle en Belgique, Joachim Lafosse se fait remarquer avec son court-métrage Tribu, qui reçoit une mention spéciale au Festival de Locarno en 2001. Tous ses longs-métrages seront sélectionnés dans les grands festivals européens. C’est ainsi que Locarno accueille Folie privée en 2004 et Ça rend heureux en 2006. La même année, Nue propriété, mettant en scène Isabelle Huppert aux côtés de Jérémie et Yannick Renier, recueille les louanges de la critique à la Mostra de Venise. Il y dépeint une relation très particulière entre une mère et ses deux fils. En 2008, Joachim Lafosse présente à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, Elève libre, dans lequel il décrit un rapport maître-élève débordant de façon inquiétante du cadre scolaire. Dérangeants, les films du cinéaste belge sont néanmoins porteurs d’une profonde humanité, à l’instar de l’œuvre des frères Dardenne, auxquels il n’hésite pas à emprunter les acteurs fétiches. Après avoir été acclamé à Cannes, À perdre la raison est projeté à Bienne en présence du cinéaste belge. Le film a valu à Émilie Dequenne le Prix d’interprétation féminine de la section Un certain regard. Joachim Lafosse y poursuit son exploration des liens familiaux, où amour et dépendance entraînent les protagonistes dans une spirale meurtrière.
  • Sophie Lellouche

    Enfant, la réalisatrice française Sophie Lellouche «aimait inventer des histoires et adorait qu’on lui en raconte». Spectatrice assidue de la Cinémathèque, grande admiratrice de ces orfèvres ès comédies que sont Ernst Lubitsch, Frank Capra, Billy Wilder, Jean-Paul Rappeneau ou Woody Allen, elle a très tôt envie de faire du cinéma, mais le passage à l’acte, de son propre aveu, va lui demander de nombreuses années. Après avoir fait un stage sur le tournage de Hasards ou coïncidences (1998) de Claude Lelouch, avec lequel elle n’entretient aucun lien de parenté, mais duquel elle a beaucoup appris, Sophie Lellouche tourne un court-métrage très remarqué, Dieu, que la nature est bien faite! (2000). Une jeune femme se découvre le don de lire dans les (mauvaises) pensées du trentenaire malotru (Gad Elmaleh) qui l’a invitée à dîner… Dès 2006, Sophie Lellouche commence à écrire le scénario de Paris-Manhattan, son premier long-métrage de fiction, dont elle ne cesse d’affiner et de ciseler les dialogues et la dramaturgie, au point de séduire Alice Taglioni et Patrick Bruel qui, conquis par l’histoire de cette pharmacienne célibataire fanatique de Woody Allen, ont accepté d’en interpréter les rôles principaux.
  • Gaël Métroz

    Né en 1978 à Liddes, en Valais, Gaël Métroz étudie la littérature française, la philosophie et l’histoire de l’art à l’Université de Lausanne. Ses nouvelles et pièces de théâtre lui valent de remporter plusieurs prix littéraires. Après avoir mis en scène en 2004 l’une de ses propres pièces (L’Enfant Déchu), il décide de se consacrer au cinéma et au journalisme. En 2008, il tourne son premier long-métrage, Nomad’s Land qui est présenté dans une vingtaine de festivals dont les Visions du Réel à Nyon et le Festival International du Film de San Francisco qui lui attribue son prestigieux Golden Gate Award du meilleur documentaire. En Suisse, plus de 40’000 spectateurs applaudissent ce documentaire impressionniste où Gaël Métroz se lance avec une liberté de ton magnifique sur les traces de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier. Grand voyageur, il dévoile régulièrement ses carnets de route à la radio et à la télévision. Ces carnets font aussi l’objet de publications dans la presse écrite. Après avoir signé pour la Télévision suisse romande l’impressionnant Kalash, les derniers infidèles du Pakistan (2010), il repart en Inde et au Népal pour y tourner Sâdhu, son nouveau documentaire, à la rencontre de l’un de ces hommes saints qui le fascinent depuis longtemps.

     

  • Carole Noblanc

    Protagoniste du documentaire Hiver nomade, Carole Noblanc a grandi à Quimper où elle a travaillé en tant que diététicienne. En 2006, cette Bretonne pure souche vient passer ses vacances en Suisse, pays dont elle adore les montagnes. À l’occasion d’une randonnée dans les Alpes, elle fait la connaissance du berger Pascal Eguisier, originaire de Corrèze. Engagée à l’alpage où il travaille, elle y fait d’abord des crêpes, avant d’accepter de le seconder lors de la transhumance hivernale. Pendant six ans, cette jeune femme éprise de liberté l’accompagne au cœur de l’hiver, fière d’être la seule femme en Suisse, et peut-être en Europe, de vivre de ce travail difficile, loin du confort sédentaire dont elle n’a nul besoin, excepté les huîtres qu’elle déguste volontiers à Noël. Quand elle ne s’occupe pas de ses moutons, Carole Noblanc, passionnée de littérature et de voyages, a toujours un bon livre à portée de main, ainsi que le découvre le spectateur de Hiver Nomade.
  • Joey Starr

    Né en 1967, à Saint-Denis, Didier Morville, alias JoeyStarr, connaît la célébrité grâce au groupe de rap NTM qu’il forme en 1988 avec Bruno Lopez, alias Kool Shen. Après six albums publiés sous le label Epic Records, NTM est dissout (il se reformera en 2008 le temps d’une tournée en France). Entre-temps, JoeyStarr fait ses débuts au cinéma comme figurant sur le plateau de La haine (1995) de Matthieu Kassovitz. Cinq ans plus tard, il obtient un rôle bien plus conséquent dans La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes, aux côtés de Ramzy Bedia et Eric Judor. En 2009, il apparaît dans Le Bal des actrices de Maïwenn et sa performance lui vaut d’être nommé au César du meilleur second rôle. Après s’être distingué dans la deuxième saison de la série télévisée Mafiosa, JoeyStarr interprète le rôle du Pistachier, voyou mémorable du polar L’Immortel (2010) de Richard Berry. Il incarne ensuite un inspecteur de la brigade de protection des mineurs dans Polisse (2011) signé à nouveau Maïwenn (Prix du Jury à Cannes 2011), puis joue l’un des rôles principaux du thriller Nuits blanches de Frédéric Jardin. En 2012, après avoir donné la réplique à Gaspard Proust (L’Amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder), JoeyStarr joue au foot avec une équipe d’acteurs fabuleux dans la comédie Les Seigneurs d’Olivier Dahan.
     
  • Natacha Varga-Koutchoumov

    Née à Genève, Natacha Varga-Koutchoumov étudie l'art dramatique au Conservatoire de Genève et poursuit sa formation à New York. Elle s’installe à Paris où elle fréquente la Sorbonne avant d’entrer à l’École Nationale Supérieure des Arts et Technique du Théâtre. Après avoir fait ses premières armes au cinéma auprès de Gérard Depardieu et Uma Thurman dans Vatel (2000) de Roland Joffé, elle se consacre au théâtre, à la télévision et au cinéma, en France et en Suisse. Le cinéaste suisse Lionel Baier la dirige tour à tour dans Garçon stupide (2003), Comme des voleurs (2006), avant de lui offrir le rôle de la critique de cinéma Rosa Rouge dans Un autre homme (2008), sélectionné en compétition à Locarno. Lauréate du Prix du Cinéma Suisse une année auparavant pour son second rôle dans Pas de panique de Denis Rabaglia, elle apparaît aussi dans plusieurs séries télévisées suisses comme Nos archives secrètes, 10 ou encore T’es pas la seule. En 2010, Natacha Varga-Koutchoumov signe un roman tragicomique sur une héroïne du quotidien. Dans Opération Libertad (2012) de Nicolas Wadimoff, elle interprète une militante qui doute du bien-fondé de la cause révolutionnaire.

     

  • Christian Vincent

    Né en 1955 à Paris, Christian Vincent grandit en banlieue parisienne. Après avoir découvert La maman et la putain (1974), il décide de tenter l’aventure du cinéma.  Diplômé de L'Institut des hautes études cinématographiques en 1983, il tourne trois courts-métrages très remarqués dont Il ne faut jurer de rien avec Fabrice Luchini auquel il confie par la suite le rôle principal de La Discrète (1990) son premier long-métrage. Immense succès, couronné par trois César en 1991, dont ceux du Meilleur Premier film et du Meilleur Scénario original, ce premier long-métrage décrit le trouble d’un jeune romancier qui, pour se venger d’une femme qui l’a quitté, séduit une inconnue, s’en fait aimer et l’abandonne aussitôt. Après Beau fixe en 1992, Christian Vincent tourne La séparation (1994) qui retrace la crise sentimentale d’un couple interprété par Isabelle Huppert et Daniel Auteuil. Trois ans plus tard, il évoque avec tendresse dans Je ne vois pas ce qu'on me trouve la déprime d’un humoriste (Jackie Berroyer) qui ne se trouve pas très drôle. Suivent Sauve-moi (2000) un long-métrage de fiction résultant d’un atelier d’écriture auquel ont participé des chômeurs, Les enfants (2005) avec Gérard Lanvin et Karin Viard, une comédie sur les familles recomposées, et Quatre étoiles (2006) où Isabelle Carré fait cause commune avec José Garcia pour escroquer un ex-pilote de course automobile interprété par François Cluzet. Présenté en Grande première au FFFH et inspiré d’une histoire vraie, le très goûteux Les saveurs du Palais constitue son huitième long-métrage.

     

  • Hélène Vincent

    Née à Paris, Hélène Vincent a débuté sur scène en 1966 sous la direction de Patrice Chéreau. Trois ans plus tard, elle épouse Jean-Pierre Vincent, le metteur en scène de la pièce dans laquelle elle joue, Tambours et trompette. Mère du réalisateur Thomas Vincent, elle mène une carrière fructueuse à la télévision et au cinéma, en parallèle au théâtre où elle signe aussi des mises en scène. Au cinéma, Hélène Vincent fait ses débuts en 1969 dans Pierre et Paul de René Allio. Après une  apparition dans Que la Fête commence (1975) de Bertrand Tavernier, elle incarne une inoubliable Madame Le Quesnoy dans La vie est un long fleuve tranquille (1988) de Étienne Chatiliez. Entre autres rôles de composition mémorables, elle joue une infirmière amoureuse du jeune prostitué de J’embrasse pas de André Téchiné (1991), une journaliste entêtée dans Trois couleurs bleu de Krzysztof Kieslowski, (1993), la mère dingo de Bernie de Albert Dupontel (1996) ou encore une Mère supérieure dans Saint-Jacques… La Mecque (2004) de Coline Serreau. Plus récemment, Hélène Vincent a évolué dans un registre dramatique au fil de Les Petits ruisseaux (2010) de Pascal Rabaté, avant de convaincre de son immense talent Stéphane Brizé qui la confronte de manière inoubliable à Vincent Lindon dans Quelques heures de printemps.
  • Nicolas Wadimoff

    Né en 1964 à Genève, licencié en communication de l’Université du Québec et  guitariste de rock, Nicolas Wadimoff se consacre dans un premier temps à la musique et multiplie les activités sur la scène alternative genevoise. En 1992, cet ancien boxeur amateur tourne Les gants d’or d’Akka, un documentaire sur un jeune Palestinien rêvant d’intégrer l’équipe de boxe d’Israël. Il travaille ensuite comme réalisateur à la Télévision Suisse Romande, notamment pour l’émission Temps présent. En 1996, Clandestins, son premier long-métrage de fiction, est sélectionné en compétition à Locarno. Dès 2002, Nicolas Wadimoff crée la société de production Akka Films, au nom de laquelle il réalise des films qui rencontrent un écho international. Cinéaste engagé, sensible à la cause palestinienne, il signe en 2005 avec la journaliste Béatrice Guelpa le documentaire L’accord. Sélectionné au Festival de Locarno, le film suit le combat pour la paix mené de front par un groupe d’Israéliens et de Palestiniens. Récompensé à la Berlinale en 2010, son documentaire Aisheen dresse un portrait de la Bande de Gaza, entre désolation et survie désespérée. Revenu à la fiction, Nicolas Wadimoff vient de présenter à Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, Opération Libertad, comédie lucide sur l’engagement, inspirée de faits réels.

     

Focus Bienne

  • Loretta Arnold

    Née à Bienne, Loretta Arnold y suit le cours préparatoire de l’école d’Arts visuels, avant d’étudier les techniques d’animation à la Haute école d’art et design de Lucerne. A 31 ans, elle réalise Ovulution, son film de diplôme. Elle présentera ce court-­métrage le 16 septembre à 12h45 au REX 2.
  • Sébastien Kühne

    De 1997 à 2002, Sébastien Kühne fréquente l’École d’Arts Visuels de Bienne. Indépendant dès 2005, il propose à sa clientèle films, illustrations et graphisme. Il réalise divers clips vidéo, spots publicitaires ou dessins animés ainsi que des courts- métrages de fiction et d’animation. Il est notamment l’auteur des huit bandes-annonces du Festival du Film Français d’Helvétie. Il présentera son film Luftschiffe le 15 septembre à 13h00 au REX 1.