Invités de la 13e édition

  • Swann Arlaud

    Acteur dans Petit paysan
    Fils d’une directrice de casting, l’acteur français Swann Arlaud baigne dans le milieu du cinéma dès son plus jeune âge. C’est ainsi qu’il tourne à neuf ans dans La Révolte des enfants (1991 et non 1999) de Gérard Poitou-Weber. Diplômé del’École nationale supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Swann Arlaud préfère le métier d’acteur à celui de décorateur. Dès 2005, il multiplie les rôles secondaires, notamment dans les films de Yves Angelo (Les Âmes Grises), Daniel Duval (Le Temps des Porte-Plumes), Luc Besson (Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec) ou encore Rebecca Zlotowski (Belle Épine). En 2010, il joue dans Les Émotifs Anonymes de Jean-Pierre Améris qui le dirige après coup dans L’Homme qui rit (2012). En parallèle, Swann Arlaud s’essaye à la télévision où il apparaît dans des séries comme Femmes de loi ou Engrenages. En 2014, Swann Arlaud prête ses traits à Camille, un jeune prostitué, dans Bon Rétablissement de Jean Becker. La même année, le cinéaste belgo-suisse Bruno Deville le dirige dans Bouboule où il campe un vigile de fort mauvais conseil. Après avoir été nommé pour le César 2016 du Meilleur Espoir Masculin pour sa prestation dans Les Anarchistes (2015) de Elie Wajeman, Swann Arlaud incarne le jeune mari volage de Une vie de Stéphane Brizé (2016) présenté au FFFH l’an passé, avant de décrocher le rôle principal de Petit paysan.

  • Laurent Cantet

    Réalisateur de L’Atelier
    Né en 1961, diplômé de L'Institut des Hautes Études Cinématographiques à Paris, Laurent Cantet débute sa carrière avec un téléfilm (Les Sanguinaires), avant de tourner en 1999 son premier long-métrage pour le cinéma, ressources humaines (César 2001 de la Meilleure Première Oeuvre), qui retrace les aléas d’un jeune manager chargé d’appliquer les 35 heures. Deux ans plus tard, il confirme tout son talent avec L’Emploi du temps (2001), où il évoque l’affaire du mythomane Jean-Claude Romand. Après le troublant Vers le sud (2005), tourné à Haïti et dont le propos porte sur le tourisme sexuel, le réalisateur adapte entre les murs le best-seller que François Bégaudeau a tiré de son expérience de professeur de français au collège Mozart, à Paris. Palme d’or à Cannes en 2008, cette fiction très documentée est présentée la même année au FFFH. Après Foxfire, confessions d’un gang de filles (2013), tourné aux Etats-Unis d’après le roman de Joyce Carol Oates, Laurent Cantet enchaîne avec Retour à Ithaque (2014), fiction désenchantée sur fond de dictature cubaine. Écrit en collaboration avec Robin Campillo (120 battements par minute), L’Atelier (sélectionné cette année à Cannes dans la section Un certain regard) nous immerge de façon remarquable dans un atelier d’écriture pour jeunes adultes en échec scolaire.

  • Laetitia Dosch

    Actrice dans jeune femme
    Actrice franco-suisse, Laetitia Dosch se forme au théâtre dans le cadre du cours Florent, avant de gagner Lausanne où elle étudie à la Manufacture, Haute École des arts de la scène. Elle tourne alors dans de nombreux courts-métrages, dont Bam Tchak (2010) de Marie-Elsa Sgualdo, primé à plusieurs reprises. En 2010, elle apparaît dans Complices de Frédéric Mermoud. Trois ans plus tard, elle partage l’affiche avec Vincent Macaigne au cœur de La Bataille de Solférino de Justine Triet. Sa carrière lancée, elle joue ensuite dans La Belle Saison de Catherine Corsini, Mon Roi de Maïwenn, Keeper de Guillaume Senez ou encore Les Malheurs de Sophie de Christophe Honoré, avant de donner toute la mesure de son talent dans jeune femme de Léonor Serraille. En parallèle, Laetitia Dosch poursuit ses activités théâtrales, jouant dans des pièces comme Mesure pour mesure ou La Mégère apprivoisée de Shakespeare ou dans des créations collectives expérimentales. Elle développe aussi ses propres spectacles, à l’exemple de son one-woman-show Laëtitia fait péter et de Un Album inspiré de l’humoriste suisse Zouc, qu’elle joue sur des scènes du monde entier. Actuellement, elle est en train d’écrire un duo avec un cheval intitulé Hate.

  • Fiona Gordon et Dominique Abel

    Fiona Gordon est née en 1957, en Australie. De nationalité canadienne, elle est diplômée en Art dramatique à l’Université de Windsor (Ontario). Elle part à Paris étudier le théâtre, notamment les cours de l’École Jacques Lecoq. Né en 1957 à Thuin, en Belgique, Dominique Abel se forme au théâtre à Paris en suivant les cours de l’École Jacques Lecoq. C’est à cette époque que Fiona Gordon rencontre Dominique Abel qu’elle ne quittera plus. Ils créent alors ensemble des spectacles qui vont assurer leur notoriété internationale. Installés à Bruxelles, ils fondent la société Courage mon amour pour créer et produire quatre spectacles qui remportent un grand succès. Dès 1994, ils abordent le cinéma par le biais de courts-métrages dont ils sont à la fois les producteurs, auteurs, réalisateurs et interprètes. Dominique Abel et Fiona Gordon réalisent leur premier long-métrage, L’Iceberg (2005), «comédie physique et poétique». Encensé par la critique, ce film est sélectionné dans plusieurs festivals internationaux où il remporte de nombreux prix. Inspiré par le cinéma burlesque, le duo, désormais indissociable, réussit à transposer dans ses courts et longs-métrages son humour absurde et décalé, basé sur une chorégraphie millimétrée des gestes et des attitudes. Dans Rumba (2007), magnifique histoire d’amour contrarié, Fiona Gordon continue à danser malgré sa jambe de bois, cadeau d’un suicidaire croisé sur la route. Après La Fée (2011), présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes et au FFFH, Dominique Abel et sa complice de toujours reviennent à Bienne pour y présenter Paris pieds nus. Cette année, le duo comique est à l’affiche de la bande-annonce de la 13e édition du FFFH qui a été tournée en juillet à Bienne.

     

  • Sara Giraudeau

    Actrice dans Petit paysan
    Fille de l’acteur et réalisateur Bernard Giraudeau et de la comédienne Annie Duperey, Sara Giraudeau s’initie très jeune au chant, à la danse et à la comédie. À onze ans, elle fait une première apparition au cinéma dans Les Caprices d’un fleuve (1996) réalisé par son père. Elle monte sur les planches pour la première fois en 2006 dans Les Monologues du vagin de Eve Ensler, mis en scène par Isabelle Rattier. Depuis lors, Sara Giraudeau se partage entre le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2007, elle remporte le Prix Raimu et le Molière de la Révélation féminine en jouant Clara dans La valse des pingouins de et avec Patrick Haudecœur. Au cinéma, elle interprète des rôles secondaires dans des films comme La Belle et la Bête (2014) de Christophe Gans, où elle interprète le rôle de Clotilde, Rosalie Blum (2015) de Julien Rappeneau ou encore Les Bêtises (2016) de Rose et Alice Philippon, qui lui vaut d’être nommée pour le César 2016 du Meilleur Espoir Féminin. À la télévision, elle s’attire tous les suffrages pour son interprétation d’une agente double très active dans les trois premières saisons de la série Le Bureau des légendes (2014-17). Dans Petit paysan, elle prête ses traits à Pascale, la sœur vétérinaire de Pierre (Swann Arlaud).

  • Léonor Serraille

    Réalisatrice de jeune femme
    Jeune cinéaste française parmi les plus prometteuses de sa génération, Léonor Serraille commence par entreprendre un master de littérature générale. Si elle pense au départ écrire des livres, sa fréquentation assidue des salles obscures aux heures de cours lui donne plutôt le goût et la passion du cinéma. Admiratrice de films comme Shara de Naomi Kawase ou The Taste of Tea de Katsuhito Ishii, ce sont surtout les films de Cassavetes qui l'ont le plus impressionnée et lui ont donné envie d'écrire pour le cinéma. Elle se forme dès 2009 à l’écriture de scénarios à l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (FEMIS), à Paris. Elle en sort diplômée avec les félicitations du jury et passe aussitôt à la réalisation en tournant en 2016 Body, un moyen-métrage où elle dirige Nathalie Richard dans le rôle d’une aide-soignante brouillée avec sa famille. Léonor Serraille reprend ensuite son scénario de film de fin d’études qu’elle retravaille et porte elle-même à l’écran, en confiant à Laetitia Dosch le rôle principal. Présenté en mai dernier à Cannes dans le cadre de la sélection Un certain regard, jeune femme a suscité l’enthousiasme du public de la Croisette, remportant la prestigieuse Caméra d’or qui distingue le meilleur premier long-métrage, toutes sections confondues.