Les invités de la 13e édition

  • Sou Abadi

    Réalisatrice de Cherchez la femme
    Née en Iran d’un père communiste et d’une mère de droite, Sou Abadi est arrivée en France à l’âge de 15 ans. Après quelques années d’études scientifiques, elle est attirée par l’anthropologie visuelle et le cinéma ethnographique de Jean Rouch. Passionnée par le cinéma, elle décide de l’approcher par le biais du montage. Elle aura la chance d’assister les plus grands monteurs français comme Denise de Casabianca, Marie-Josèphe Yoyotte et Yann Dedet. En 2000, elle retourne en Iran pour réaliser SOS à Téhéran, formidable documentaire où elle applique la méthode du cinéma-vérité chère à Raymond Depardon et Frederick Wiseman en filmant, six mois durant, l’intérieur des institutions d’entraide iraniennes où l’on vient se confier. Sou Abadi continue ensuite à monter des films documentaires et des fictions, obtenant plusieurs prix de montage ainsi que le Lutin du meilleur montage en 2006 pour une comédie musicale intitulée Bhaï-bhaï. Après avoir consacré cinq ans de sa vie à tenter de trouver le financement d’un documentaire sur un ex-espion israélien, Sou Abadi écrit puis réalise Cherchez la femme, mettant beaucoup d’elle-même dans cette comédie qui ne se voile jamais la face.

  • Jean-Pierre Améris

    Réalisateur de Je vais mieux
    Né en 1961 à Lyon, Jean-Pierre Améris se forme à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques à Paris. Il réalise trois courts-métrages, dont Intérim (1988), Grand Prix du Festival de Clermont-Ferrand. En 1993, il tourne son premier long-métrage, Le Bateau de mariage, qui retrace la vie d’un instituteur sous l’Occupation. Primé au Festival de Cannes, son deuxième long-métrage, Les Aveux de l’innocent (1996), voit un sans-grade s’accuser d’un crime pour s’attirer les faveurs des médias. Après Mauvaises fréquentations (1999), C’est la vie (2000), Poids Léger (2003), Maman est folle (2005) et Je m’appelle Elisabeth (2006), qui voit se lier un malade mental et une fillette introvertie, Jean-Pierre Améris connaît un immense succès public avec Les Émotifs anonymes (2011). Il tourne ensuite un téléfilm, La joie de vivre, adapté du roman d’Émile Zola, diffusé en 2012. La même année, il vient présenter au FFFH L’Homme qui rit d’après Victor Hugo, puis, en 2013, le bouleversant Marie Heurtin. Renouant avec ce ton de légèreté profonde dont il use à merveille, il réalise Une famille à louer (2015) avec Benoît Poelvoorde et Virginie Efira. De retour à Bienne, Jean-Pierre Améris nous fait découvrir en Premiere Mondiale Je vais mieux, sa nouvelle comédie tirée du roman homonyme de David Foenkinos.

  • Swann Arlaud

    Acteur dans Petit paysan
    Fils d’une directrice de casting, l’acteur français Swann Arlaud baigne dans le milieu du cinéma dès son plus jeune âge. C’est ainsi qu’il tourne à neuf ans dans La Révolte des enfants (1991 et non 1999) de Gérard Poitou-Weber. Diplômé del’École nationale supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Swann Arlaud préfère le métier d’acteur à celui de décorateur. Dès 2005, il multiplie les rôles secondaires, notamment dans les films de Yves Angelo (Les Âmes Grises), Daniel Duval (Le Temps des Porte-Plumes), Luc Besson (Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec) ou encore Rebecca Zlotowski (Belle Épine). En 2010, il joue dans Les Émotifs Anonymes de Jean-Pierre Améris qui le dirige après coup dans L’Homme qui rit (2012). En parallèle, Swann Arlaud s’essaye à la télévision où il apparaît dans des séries comme Femmes de loi ou Engrenages. En 2014, Swann Arlaud prête ses traits à Camille, un jeune prostitué, dans Bon Rétablissement de Jean Becker. La même année, le cinéaste belgo-suisse Bruno Deville le dirige dans Bouboule où il campe un vigile de fort mauvais conseil. Après avoir été nommé pour le César 2016 du Meilleur Espoir Masculin pour sa prestation dans Les Anarchistes (2015) de Elie Wajeman, Swann Arlaud incarne le jeune mari volage de Une vie de Stéphane Brizé (2016) présenté au FFFH l’an passé, avant de décrocher le rôle principal de Petit paysan.

  • Laurent Cantet

    Réalisateur de L’Atelier
    Né en 1961, diplômé de L'Institut des Hautes Études Cinématographiques à Paris, Laurent Cantet débute sa carrière avec un téléfilm (Les Sanguinaires), avant de tourner en 1999 son premier long-métrage pour le cinéma, ressources humaines (César 2001 de la Meilleure Première Oeuvre), qui retrace les aléas d’un jeune manager chargé d’appliquer les 35 heures. Deux ans plus tard, il confirme tout son talent avec L’Emploi du temps (2001), où il évoque l’affaire du mythomane Jean-Claude Romand. Après le troublant Vers le sud (2005), tourné à Haïti et dont le propos porte sur le tourisme sexuel, le réalisateur adapte entre les murs le best-seller que François Bégaudeau a tiré de son expérience de professeur de français au collège Mozart, à Paris. Palme d’or à Cannes en 2008, cette fiction très documentée est présentée la même année au FFFH. Après Foxfire, confessions d’un gang de filles (2013), tourné aux Etats-Unis d’après le roman de Joyce Carol Oates, Laurent Cantet enchaîne avec Retour à Ithaque (2014), fiction désenchantée sur fond de dictature cubaine. Écrit en collaboration avec Robin Campillo (120 battements par minute), L’Atelier (sélectionné cette année à Cannes dans la section Un certain regard) nous immerge de façon remarquable dans un atelier d’écriture pour jeunes adultes en échec scolaire.

  • Hubert Charuel

    Réalisateur de Petit paysan
    Né en 1985, fils unique d’un couple d’agriculteurs, Hubert Charuel commence par travailler dans la ferme de ses parents qui se consacrent à l’élevage laitier, avant de s’orienter vers des études de cinéma. Admis à La Fémis dans la section Production, il en sort diplômé en 2011. Son court-métrage de fin d’études, Diagonale du vide, qui décrit les tribulations de deux jeunes gens en quête de haschisch, est sélectionné dans plusieurs festivals. Hubert Charuel tourne en 2014 K-Nada. Retenu au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, primé au Festival Premiers Plans d’Angers et diffusé sur Arte, ce deuxième court-métrage s’attache aux pas de deux frères désireux de se rendre à Amsterdam, mais pour des raisons très différentes. En 2015, il bénéficie du soutien de la Fondation Gan pour le cinéma à la production de son premier long-métrage, Petit paysan. En parallèle, il développe un projet de documentaire intitulé Les vaches n’auront plus de nom. En 2016, il réalise un troisième court-métrage de fiction, Fox-Terrier, qui a pour cadre une partie de chasse et est à nouveau sélectionné au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Il tourne ensuite dans la ferme de ses parents Petit paysan, projeté à Cannes en mai dernier dans le cadre de la Semaine de la Critique.

  • Laetitia Dosch

    Actrice dans jeune femme
    Actrice franco-suisse, Laetitia Dosch se forme au théâtre dans le cadre du cours Florent, avant de gagner Lausanne où elle étudie à la Manufacture, Haute École des arts de la scène. Elle tourne alors dans de nombreux courts-métrages, dont Bam Tchak (2010) de Marie-Elsa Sgualdo, primé à plusieurs reprises. En 2010, elle apparaît dans Complices de Frédéric Mermoud. Trois ans plus tard, elle partage l’affiche avec Vincent Macaigne au cœur de La Bataille de Solférino de Justine Triet. Sa carrière lancée, elle joue ensuite dans La Belle Saison de Catherine Corsini, Mon Roi de Maïwenn, Keeper de Guillaume Senez ou encore Les Malheurs de Sophie de Christophe Honoré, avant de donner toute la mesure de son talent dans jeune femme de Léonor Serraille. En parallèle, Laetitia Dosch poursuit ses activités théâtrales, jouant dans des pièces comme Mesure pour mesure ou La Mégère apprivoisée de Shakespeare ou dans des créations collectives expérimentales. Elle développe aussi ses propres spectacles, à l’exemple de son one-woman-show Laëtitia fait péter et de Un Album inspiré de l’humoriste suisse Zouc, qu’elle joue sur des scènes du monde entier. Actuellement, elle écrit un duo avec un cheval intitulé Hate.

  • Fiona Gordon et Dominique Abel

    Héros de la bande-annonce de la 13e édition du FFFH
    Fiona Gordon est née en 1957, en Australie. De nationalité canadienne, elle est diplômée en Art dramatique à l’Université de Windsor (Ontario). Elle se rend à Paris pour étudier le théâtre à l’École Jacques Lecoq. Né en 1957 à Thuin, en Belgique, Dominique Abel se forme aussi à Paris en suivant les cours de la même école Lecoq. C’est à cette époque qu’ils se rencontrent… pour ne plus se quitter ! Ils créent alors ensemble des spectacles qui vont leur valoir une notoriété internationale. Installés à Bruxelles, Fiona Gordon et Dominique Abel fondent la société Courage mon amour pour créer et produire quatre spectacles qui remportent un grand succès.
    Dès 1994, ils abordent le cinéma par le biais de courts-métrages dont ils sont à la fois les producteurs, auteurs, réalisateurs et interprètes. En 2005, ils réalisent leur premier long-métrage, L’Iceberg, «comédie physique et poétique». Encensé par la critique, ce film est sélectionné et primé dans plusieurs festivals internationaux. Inspiré par le cinéma burlesque, le duo, désormais indissociable, réussit à transposer dans ses courts et longs-métrages son humour absurde et décalé, basé sur une chorégraphie millimétrée des gestes et des attitudes. Dans Rumba (2007), magnifique histoire d’amour contrarié, Fiona Gordon continue à danser malgré sa jambe de bois, cadeau d’un suicidaire croisé sur la route.
    Après La Fée et Paris pieds nus qu’ils sont venus présenter au FFFH en 2011 et 2016, Fiona Gordon et Dominique Abel sont de retour parmi nous pour accompagner la bande-annonce de la 13e édition, tournée en juillet dernier à Bienne et dont ils sont les héros irrésistibles.

  • Sara Forestier

    Réalisatrice et actrice de M
    Née à Copenhague, Sara Forestier grandit à Paris. À l’âge de treize ans, elle fait ses débuts devant la caméra dans Les fantômes de Louba (2001) de Martine Dugowson. Trois ans plus tard, elle décroche le rôle principal féminin de L’esquive (2004) réalisé par Abdellatif Kechiche, qui lui vaut le César 2005 du Meilleur Espoir Féminin. Elle multiplie dès lors les apparitions notamment dans les films de Michel Deville, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Tom Tykwer, Roman Polanski, Alain Resnais et autre Thomas Gilou. En 2010, elle incarne de façon inoubliable Bahia Benmahmoud dans Le Nom des gens de Michel Leclerc. Pour cette prestation, elle reçoit le César 2011 de la Meilleure Actrice. La même année, elle prête ses traits au personnage de France Gall pour Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar. Elle retrouve ensuite le réalisateur Michel Leclerc qui la dirige derechef dans Télé Gaucho (2012). Après coup, elle joue le rôle-titre de Suzanne (2013) de Katell Quillévéré, avant de partager l’affiche avec Vincent Elbaz dans Primaire (2016) de Hélène Angel. Dès 2005, Sara Forestier est passée derrière la caméra, réalisant trois court-métrages dont Un, deux, toi en 2009. Sélectionné à la Mostra de Venise, M constitue son premier long-métrage. Elle en a écrit le scénario et en joue le rôle principal féminin aux côtés de Redouanne Harjane.

  • Rachid Hami

    Réalisateur de La mélodie
    Né en 1985 à Alger, Rachid Hami arrive en France à l’âge de huit ans, où il grandit avec sa mère et ses deux frères dans des conditions précaires. Considérant le cinéma comme sa planche de salut, il fait ses débuts d’acteur en incarnant Rachid l’Arlequin dans L’esquive (2003) d’Abdellatif Kechiche, puis un braqueur d’épicerie dans Rois et Reine (2004) d’Arnaud Desplechin, avant de jouer le rôle principal masculin du téléfilm Pour l’amour de Dieu (2005) de Zakia et Ahmed Bouchaala, où son personnage se laisse séduire par l’islamisme radical. Rachid Hami passe ensuite derrière la caméra pour tourner Point d’effet sans cause. Il écrit et réalise un second moyen-métrage, Choisir d’aimer (2007), qui décrit les destinées de deux couples en Algérie et en France. Il en interprète aussi l’un des rôles, aux côtés de Louis Garrel et de Leïla Bekhti (Prix du public du Festival Premiers Plans d’Angers). En 2009, il apparaît encore dans Le Bel Âge de Laurent Perreau. Il écrit et développe plusieurs scénarios de longs-métrages, dont celui des Moutons noirs, distingué par la Fondation Gan pour le cinéma. Coécrit avec Guy Laurent et Valérie Zenatti, La mélodie constitue son premier long-métrage.

  • Redouanne Harjane

    Acteur dans M
    Humoriste, musicien et acteur, Redouanne Harjane se forme au théâtre classique au Conservatoire National de la région de Metz puis au Cours Simon à Paris. Polyvalent, il entre à l’École internationale de jazz de Nancy où il travaille divers instruments, dont la guitare. En 2009, il crée son premier one-man-show, Le Diable et la tempête. Une année plus tard, il assure la première partie du spectacle de Jamel Debbouze. Intégrant la troupe du Jamel Comedy Club, il y joue son second stand-up, Dans la tête de Redouanne Harjane. En 2011, Redouanne Harjane fait ses débuts au cinéma dans Les Mythos de Denis Thybaud. Il rejoint ensuite l’équipe de l’émission Supplément à Canal + et fait également montre de son talent de chroniqueur sur France Inter. Il fait aussi des apparitions dans les films de Michel Gondry (L’Écume des jours), Nicolas Cuche (Prêt à tout), Antoine Blossier (À toute épreuve), Orelsan et Christophe Offenstein (Comment c’est loin). À la télévision, il participe à des épisodes des séries «shortcom» Very Bad Blagues et Bref. L’actrice et réalisatrice Sara Forestier lui a confié dans M son premier rôle principal masculin, celui de Mo, pilote kamikaze de courses automobiles clandestines.

  • Michel Leclerc

    Coscénariste de Ôtez-moi un doute
    Michel Leclerc se fait connaître sur France 3 et Canal+ où il dispense sa chronique Ces objets qui nous font chier. Dès 1991, il signe plusieurs courts-métrages dont Le Poteau rose (2002), primé au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Après avoir officié comme scénariste sur la série Âge sensible, une sitcom mettant aux prises des étudiants vivant en colocation, et réalisé un documentaire sur le cinéaste d’animation tchèque Jan Švankmajer, Leclerc tourne son premier long-métrage de fiction J’invente rien (2006) avec Kad Merad et Elsa Zylberstein dans les rôles principaux. La même année, il coécrit le scénario de la tête de maman (2007) de Carine Tardieu. En 2010, Michel Leclerc réalise Le Nom des gens, comédie sociale jouissive qui remporte le César 2011 du Meilleur Scénario Original et dont la comédienne Sara Forestier décroche le César 2011 de la Meilleure Actrice. Il tourne ensuite Télé Gaucho (2012) qui s’inspire de son expérience à Télé Bocal, une chaîne de télévision pirate ayant sévi au mitan des années 1990, puis dirige Jean-Pierre Bacri dans La vie très privée de Monsieur Sim (2015), portrait d’un joyeux dépressif. Au FFFH, il accompagne Carine Tardieu, réalisatrice de Ôtez-moi d’un doute dont il a cosigné le scénario.

  • Blandine Lenoir

    Réalisatrice de Aurore
    Actrice, scénariste et réalisatrice française, Blandine Lenoir aborde le cinéma dès 1991 en jouant dans les films de Gaspar Noé, Sylvie Verheyde, Bruno Podalydès, Sólveig Anspach, Pierre Schoeller ou encore Fabienne Godet. Elle apparaît aussi à la télévision, dans des séries et des téléfilms. En parallèle, elle réalise ses premiers courts-métrages emplis de verve féministe, dont Avec Marinette (2000), doublement primé au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, Dans tes rêves (2004), Rosa (2005), Ma Culotte (2006) avec Christine Boisson, sélectionné à la Semaine de la Critique de Cannes, et Monsieur l'Abbé (2010), qui est nominé au César du Meilleur Film de Court Métrage. En 2012, Blandine Lenoir écrit et tourne Zouzou, son premier long-métrage de fiction. Cette comédie intergénérationnelle réunit le temps d’une journée et d’une nuit dans une maison de campagne, une mère, ses trois filles et sa petite-fille de 14 ans à l’heure de son premier rapport sexuel. Montré au FFFH en sa présence, Aurore est une comédie dont le rôle principal est tenu par Agnès Jaoui, formidable en femme atteinte par le retour d’âge, qui se rebelle contre le jeunisme ambiant.

  • Matthieu Lucci

    Acteur de L’Atelier
    Repéré à la sortie de son lycée à La Ciotat, près de Marseille, Matthieu Lucci est choisi par le cinéaste Laurent Cantet pour jouer dans L’Atelier, alors qu’il n’a que dix-huit ans et n’a jamais fait de cinéma. Il y interprète le rôle principal masculin, celui d’un jeune en difficulté, Antoine, qui participe à un atelier d’écriture avec d’autres camarades de son âge. « Post-ado » partagé entre l’envie de collectif et la nécessité d’indépendance, son personnage est attiré par les sirènes de l’extrême droite identitaire. Très remarqué en mai dernier au Festival de Cannes où le film a été présenté dans le cadre de la section Un Certain Regard, le jeune acteur a tapé dans l’œil de la critique. Depuis lors, il a passé son baccalauréat, s’est installé à Paris, et un agent artistique le conseille pour la suite de sa carrière. En juin dernier, Matthieu Lucci a joué dans le court-métrage Un été viril de Laurent Lunetta, dont les jeunes protagonistes volent le smartphone d’un entraîneur de foot qui a un penchant pour le voyeurisme. Il vient de terminer le tournage sur l’île de Groix d’un autre court-métrage, L’île et le continent, coréalisé par Laurie Bost et Sébastien Savine.

  • Kad Merad

    Acteur de La mélodie
    Comédien, humoriste et réalisateur franco-algérien, Kad Merad se fait connaître au début des années 1990 en formant avec Olivier Baroux le duo Kad et Olivier qui exerce son humour corrosif à la radio. Dès 2001, il enchaîne les petits rôles au cinéma. En 2003, il accède à la notoriété en jouant le rôle principal de Qui a tué Pamela Rose de Éric Lartigau, dont il a aussi coécrit le scénario. Peu après, il est Chabert, professeur de sport dans Les Choristes (2004) de Christophe Baratier, puis joue dans Je vais bien, ne t’en fais pas de Philippe Lioret qui lui vaut le César 2007 du Meilleur Second Rôle. En 2008, Kad Merad devient une star du cinéma français grâce à son interprétation du postier de Bienvenue chez les Ch’tis de et avec Dany Boon. Une année plus tard, il prête ses traits au père du Petit Nicolas dans le film éponyme de Laurent Tirard. En 2011, il passe derrière la caméra avec l’émouvant Monsieur Papa dont il joue aussi l’un des rôles principaux. Il coréalise ensuite avec Olivier Baroux Mais qui a retué Pamela Rose (2012) avant de retrouver Dany Boon dans Supercondriaque (2014), pour finalement reprendre la réalisation avec Marseille (2016), comédie débordant de tendresse. Dans La mélodie, qu’il vient présenter au FFFH en compagnie de son réalisateur Rachid Hami, Kad Merad incarne un professeur de violon en apparence désabusé, son cinquantième rôle au cinéma.

  • Lila Ribi

    Réalisatrice de Révolution silencieuse
    Après avoir passé son enfance au Tessin, Lila Ribi travaille quelques années dans le domaine social. En 2004, elle obtient un diplôme de décoratrice à l’École supérieure d'arts appliqués de Vevey. Désireuse d’aller plus avant dans cette voie, elle suit le cursus Fine Arts à la Hochschule der Künste à Berne. Au cours de ces études, elle a un vrai coup de coeur pour le cinéma documentaire, une pratique qui lui permet d’allier la création artistique et sa passion pour le réel. Elle est admise à l’École Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL) en section cinéma, dont elle obtient le diplôme de réalisatrice en 2009. La même année, elle réalise Spaghetti alle vongole, un moyen-métrage documentaire sur une jeune femme voulant renouer avec son père. Sélectionné à Visions du Réel dans le cadre de la compétition Regards neufs, ce premier film remporte aussi le Grand Prix du Jury du Festival FRONTDOC d’Aoste. Toujours en 2009, Lila Ribi voit son film de diplôme, un court-métrage de fiction (Le Téméraire), être sélectionné au Festival de Locarno dans la compétition des Léopards de demain. Après avoir réalisé plusieurs portraits d’artistes, elle entreprend le tournage de son premier long-métrage documentaire, Révolution silencieuse (2017).

  • Léonor Serraille

    Réalisatrice de jeune femme
    Jeune cinéaste française parmi les plus prometteuses de sa génération, Léonor Serraille commence par entreprendre un master de littérature générale. Si elle pense au départ écrire des livres, sa fréquentation assidue des salles obscures aux heures de cours lui donne plutôt le goût et la passion du cinéma. Admiratrice de films comme Shara de Naomi Kawase ou The Taste of Tea de Katsuhito Ishii, ce sont surtout les films de Cassavetes qui l'ont le plus impressionnée et lui ont donné envie d'écrire pour le cinéma. Elle se forme dès 2009 à l’écriture de scénarios à l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (FEMIS), à Paris. Elle en sort diplômée avec les félicitations du jury et passe aussitôt à la réalisation en tournant en 2016 Body, un moyen-métrage où elle dirige Nathalie Richard dans le rôle d’une aide-soignante brouillée avec sa famille. Léonor Serraille reprend ensuite son scénario de film de fin d’études qu’elle retravaille et porte elle-même à l’écran, en confiant à Laetitia Dosch le rôle principal. Présenté en mai dernier à Cannes dans le cadre de la sélection Un certain regard, jeune femme a suscité l’enthousiasme du public de la Croisette, remportant la prestigieuse Caméra d’or qui distingue le meilleur premier long-métrage, toutes sections confondues.

  • Carine Tardieu

    Réalisatrice de Ôtez moi d’un doute
    Après avoir étudié à l’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle (ESRA) à Paris, Carine Tardieu commence par travailler comme assistante-réalisatrice sur de nombreux films et téléfilms, dont Jeanne et le garçon formidable (1998) de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Après deux courts-métrages très remarqués, Les Baisers des autres (2002) et L'Aîné de mes soucis (2004) primé au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, elle réalise la tête de maman (2007), dont elle a coécrit le scénario avec Michel Leclerc. Notamment joué par Karin Viard et Kad Merad, ce premier long-métrage salué par la critique voit une adolescente s’efforcer de rendre le sourire à sa mère. En 2011, la réalisatrice tourne Du vent dans mes mollets adapté du roman graphique de Raphaële Moussafir, chronique familiale à l’humour acéré, où elle dirige Agnès Jaoui, Denis Podalydès et Isabelle Carré. Au FFFH, Carine Tardieu présente son troisième long-métrage, Ôtez-moi d’un doute, une comédie dramatique sur les origines, coécrite avec Michel Leclerc et Raphaële Moussafir, qui a été sélectionnée à Cannes, dans le cadre de la prestigieuse Quinzaine des Réalisateurs.

  • Bruno Todeschini

    Acteur de La propera pell
    Vivant à Genève, Bruno Todeschini est né à Couvet, dans le Val-de-Travers. En 1987, il fait ses débuts au cinéma dans Hôtel de France de Patrice Chéreau dont il devient l’un des acteurs de prédilection. Éclectique, il excelle aussi bien dans le film d’auteur que dans des productions grand public. C’est ainsi qu’il a été dirigé par des réalisateurs prestigieux comme Arnaud Desplechin, Pascale Ferran, Jacques Rivette, André Téchiné, Jessica Hausner, Werner Schrœter, Nobuhiro Suwa ou encore Michael Haneke. En 2007, il tient le rôle principal de 1 journée de Jacob Berger. Il apparaît aussi dans La Délicatesse (2011) de Stéphane et David Foenkinos. Trois ans plus tard, l’acteur franco-suisse incarne le personnage du «banquier» dans La French (2014) de Cédric Jimenez. En 2016, il tient le rôle principal masculin dans le très insulaire sette giorni de Rolando Colla. Il excelle aussi dans le dernier film en date de Arnaud Desplechin, les Fantômes d’Ismaël (2017) et sera aussi à l’affiche de Jalouse de Stéphane et David Foenkinos qui devrait sortir début 2018. Au FFFH, Bruno Todeschini accompagne La propera pell coréalisé par les cinéastes catalan et espagnol Isaki Lacuesta et Isa Campo, remarquable thriller hivernal où il donne notamment la réplique à Emma Suárez.