Découvrez les talents de la 15e édition

Invités

  • Mélanie Auffret

    Réalisatrice de Roxane

    Originaire de Vannes, la cinéaste française Mélanie Auffret fait des études de commerce, avant de quitter sa Bretagne natale pour s’installer à Paris où elle suit des cours de théâtre. En 2013, elle réalise un premier court-métrage qui est primé au Festival Génération Court (Aubervilliers) et lui vaut une bourse d’études qui lui permet de se former comme réalisatrice. En 2016, son film de fin d’études, le court-métrage Sois heureuse ma poule, raconte l’histoire d’un fermier sensible, lequel doit annoncer à ses chères poules élevées au sol que la loi le contraint à passer à l’élevage industriel. En parallèle, elle commence à travailler à titre de régisseuse et assistante à la mise en scène sur plusieurs longs-métrages, dont Ma Loute (2016) de Bruno Dumont, Un sac de billes (2017) de Christian Duguay, Dalida (2017) de Lisa Azuelos ou encore Le Flic de Belleville (2018) de Rachid Bouchareb. Entretemps, son court-métrage est sélectionné dans plusieurs festivals (notamment au Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez, au programme Carte blanche du Festival de Clermont-Ferrand et au Festival international de courts métrages d’étudiants Chalon Tout Court) et tape dans l’œil des producteurs de Samba et de Le Sens de la fête, qui lui demandent si elle n’aurait pas une idée pour un long-métrage… En résulte Roxane que Mélanie Auffret vient présenter au FFFH, dans lequel les gallinacées jouent toujours un rôle d’importance.

  • Fabienne Berthaud

    Réalisatrice de Un monde plus grand

    Née à Gap, la romancière et cinéaste française Fabienne Berthaud se passionne d’abord pour le théâtre et le cinéma, ce qui l’incite à vouloir devenir comédienne. En 1994, elle publie aux éditions Albin Michel son premier roman, Cafards, qui est salué par la critique. Mettant de côté le métier d’actrice, elle écrit son premier court-métrage, coréalisé avec Aruna Villiers, Noël en famille (1998) avec Mathilde Seignier et le regretté Jocelyn Quivrin. Elle publie en 1999 un second roman, Mal partout. S’intéressant au domaine de la mode, elle y puise le sujet de son premier long-métrage, Frankie (2006), qui raconte l’histoire d’une mannequin atteint par la limite d’âge, confiant à l’actrice et top model Diane Kruger le rôle principal. En 2010, elle porte à l’écran son propre livre Pieds nus sur les limaces, où Diane Kruger et Ludivine Sagnier jouent deux sœurs aux caractères fort différents. Ce deuxième long-métrage est sélectionné dans une pléiade de festivals et primé à Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs. L’année suivante, Fabienne Berthaud reçoit le Prix Françoise Sagan pour son roman Un jardin sur le ventre. En 2015, sort en salles Sky, qu’elle a tourné aux États-Unis, où elle dirige pour la troisième fois Diane Kruger. Celle-ci y joue le rôle d’une femme partie en vacances avec son mari avec lequel elle ne s’entend plus. Au FFFH, Fabienne Berthaud vient présenter Un monde plus grand, en compagnie de Cécile de France, son actrice principale.

  • Céleste Brunnquell

    Céleste Brunnquell, actrice de Les éblouis

    Née à Paris, Céleste Brunnquell commence le théâtre à l’âge de onze ans avec sa professeure de français, Marie Joliot, et Jacinthe Cappello, comédienne de la compagnie de Jean-Michel Rabeux. Étudiante au lycée, elle continue les cours de théâtre, cette fois-ci mis en scène par Candice Pailleux au Théâtre de l’Atelier. C’est là que Céleste Brunnquell se fait remarquer par la directrice de casting Elsa Pharaon. Elle est alors amenée à jouer dans le premier long-métrage de Sarah Suco Les éblouis qu’elle présente au FFFH avec la réalisatrice et avec l’acteur Éric Caravaca.

  • Éric Caravaca

    Acteur dans Les éblouis

    Né à Rennes, Éric Caravaca se forme au théâtre à Paris, d’abord à l’École Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, dite école de la Rue Blanche, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique. En 1992, il entame sa carrière théâtrale en jouant dans la pièce de Bertolt Brecht, Grand-peur et misère du IIIe Reich, carrière qu’il poursuit toujours, avec des metteurs en scène prestigieux comme Philippe Adrien, Alain Françon ou Thomas Ostermeier. Il aborde le cinéma dès 1996. À ce jour, Éric Caravaca a joué dans quarante-cinq longs-métrages, dont notamment ceux de François Dupeyron (C’est quoi la vie, qui lui vaut le César du Meilleur espoir masculin en 2000, La Chambre des officiers, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Inguélézi), Patrice Chéreau (Son frère), Lucas Belvaux (La Raison du plus faible), Josiane Balasko (Cliente), Werner Schroeter (Nuit de chien), Véronique Reymond & Stéphanie Chuat (La Petite Chambre), Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (Poulet aux prunes). En 2005, Éric Caravaca passe derrière la caméra pour tourner Le Passager dont il interprète aussi l’un des rôles principaux, qui est sélectionné et primé dans de nombreux festivals. Il tourne aussi un documentaire remarquable, Carré 35 (2017) où il évoque la mort prématurée de sa soeur aînée. Plus récemment, il a été à l’affiche de Blood Ties (2013) de Guillaume Canet, Ce qui nous lie de Cédric Klapisch (2015), L’Amant d’un jour (2017) de Philippe Garrel et Grâce à Dieu (2019) de François Ozon. Au FFFH, Éric Caravaca vient présenter Les éblouis, en compagnie de la réalisatrice Sarah Suco et de la jeune actrice Céleste Brunnquell.

  • Cécile de France

    Actrice de Un monde plus grand

    Née à Namur en Belgique, Cécile de France part à Paris à l’âge de dix-sept ans, se former au théâtre. En 2000, Richard Berry lui confie le rôle principal féminin de son premier long-métrage, L’Art (délicat) de la séduction. Elle accède à la notoriété grâce à L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch, qui lui vaut en 2003 le César du Meilleur espoir féminin. Une année après, elle fait ses débuts à Hollywood dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Frank Coraci. En 2006, elle remporte un deuxième César, celui de la Meilleure actrice dans un second rôle, avec Les Poupées russes, à nouveau signé Cédric Klapisch. Cécile de France enchaîne dès lors les tournages, exigeante mais ouverte à tous les genres, dirigée par des cinéastes de renom comme Étienne Chatiliez (La Confiance règne), Claude Miller (Un secret), Jean-François Richet (Mesrine : L’instinct de mort), Stijn Coninx (Sœur Sourire), Clint Eastwood (Au-delà), Jean-Pierre & Luc Dardenne (Le gamin au vélo), Xavier Giannoli (Superstar), Catherine Corsini (La Belle Saison) ou encore Carine Tardieu (Ôtez-moi d’un doute). À la télévision, elle joue dans les deux saisons (2015 et 2018) de la série The Young Pope de Paolo Sorrentino. En 2019, elle est nominée au César de la Meilleure actrice pour son interprétation de Mademoiselle de Joncquières de Emmanuel Mouret. Elle est aussi à l’affiche du dernier film en date de Wes Anderson, The French Dispatch. Au FFFH, Cécile de France vient présenter Un monde plus grand, en compagnie de sa réalisatrice Fabienne Berthaud.

  • Cécile Denjean

    Réalisatrice de Le cercle des petits philosophes

    Après avoir étudié les relations internationales puis le cinéma en regard des droits humains, la cinéaste française Cécile Denjean passe à la réalisation en 2012 avec un premier film, Yémen, le voile et l’interdit où elle se confronte aux clichés orientalistes. Elle développe alors une filmographie qui en fait l’une des plus remarquables cinéastes documentaires de sa génération. Parmi la douzaine de moyens et longs-métrages qu’elle a réalisés à ce jour, le plus souvent avec le soutien d’Arte, citons Un homme presque parfait qui s’interroge sur la nature de l’homme « amélioré par la science » ; Le Mystère de la matière noire qui se demande avec humour où est passé l’univers, 95% de sa matière s’étant volatilisé ; Le ventre, notre deuxième cerveau où sont réhabilités notre organe digestif et ses 200 millions de neurones. En 2014, Cécile Denjean accède à la notoriété grâce à Princesses, pop stars & girl power qui dévoile les mécanismes aliénants de la culture « girly ». Montré en mars dernier au Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH), Virilité traite de la condition masculine et de la difficulté à faire face aux injonctions de force, de puissance, de domination. Au FFFH, Cécile Denjean vient présenter Le cercle des petits philosophes (2017) où des enfants de sept à onze ans se font « roseaux pensants ».

  • Arnaud Desplechin

    Réalisateur de Roubaix, une lumière

    Né à Roubaix, Arnaud Desplechin est à juste titre considéré comme l’un des plus grands réalisateurs français actuels. Très tôt décidé à faire du cinéma, il se forme à l’Institut Des Hautes Études Cinématographiques (devenu aujourd’hui La Fémis) dont il sort diplômé en réalisation et prises de vues. En 1991, il présente son moyen-métrage La Vie des morts au Festival de Cannes et remporte quelques mois plus tard le Prix Jean Vigo. La même année, il tourne La Sentinelle avec Mathieu Amalric qui deviendra l’un de ses acteurs de prédilection. Ce long-métrage est sélectionné en compétition à Cannes et nommé aux César pour le Meilleur premier film. Après Comment je me suis disputé… (Ma vie sexuelle) en 1996 et le film à costumes Esther Kahn (2000) qui concourent aussi à Cannes, Arnaud Desplechin réalise en 2004 Rois et reine qui obtient le Prix Louis Delluc et vaut à Mathieu Amalric un César du Meilleur acteur. Avec L’Aimée (2007), il remporte à Venise le Prix du Meilleur documentaire décerné par la Province autonome de Trente. En 2012, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des plaines) lui permet de fêter sa cinquième sélection en compétition à Cannes. Après avoir vu quatre de ses films nominés à divers titres aux César, Arnaud Desplechin remporte ceux du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario avec Trois souvenirs de ma jeunesse (2015) qui remporte aussi le Prix Lumières du Meilleur film. Au FFFH, Arnaud Desplechin présente Roubaix, une lumière qui a, lui aussi, concouru à Cannes.

  • Éléa Gobbé-Mévellec

    Coréalisatrice de Les hirondelles de Kaboul

    Après avoir passé son baccalauréat en Arts appliqués, Éléa Gobbé-Mévellec est admise à GOBELINS, la prestigieuse école de l’image de Paris où elle étudie le cinéma d’animation. Elle tourne pendant ses études son premier court-métrage, Madame (2006). Deux ans plus tard, elle en réalise un second, Escale qui est sélectionné au Festival international du film d’animation d’Annecy, l’un des plus importants du genre. À titre de créatrice graphique, elle crée des habillages pour des émissions de télévisions et des spots publicitaires. Éléa Gobbé-Mévellec œuvre aussi comme animatrice personnages sur plusieurs courts et long-métrages, dont Le Chat du rabbin (2011) de Joann Sfar, Le Jour des corneilles (2012) de Jean Christophe Dessaint, Ernest et Célestine (2012) de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier et Avril et le monde truqué (2015) de Christian Desmares et Franck Ekinci, à partir de dessins de Jacques Tardi. En 2016, elle collabore comme dessinatrice à Lastman, une série d’animation tirée de la bande dessinée signée Bastien Vivès, Balak et Michaël Sanlaville. C’est à la demande de Zabou Breitman qu’elle coréalise avec cette dernière son premier long-métrage, Les hirondelles de Kaboul, qu’elle vient présenter au FFFH et dont elle a conçu tout l’univers graphique et l’animation.

  • Cédric Kahn

    Réalisateur, scénariste et acteur de Fête de famille

    Le cinéaste, scénariste et acteur français Cédric Kahn passe son baccalauréat et quitte la Drôme pour monter à Paris et se frayer un chemin dans le milieu du cinéma. Après avoir été l’assistant monteur de Yann Dedet sur le film de Maurice Pialat Sous le soleil de Satan (1987), il réalise en 1990 son premier court-métrage, Les Dernières Heures du millénaire. Un an plus tard, il passe au long-métrage avec le remarquable Bar des rails qui est sélectionné à Venise. En 1994, il en signe un deuxième, Trop de bonheur, Prix Jean Vigo et Prix de la jeunesse au Festival de Cannes. Après avoir joué dans N’oublie pas que tu vas mourir (1995) de Xavier Beauvois, Cédric Kahn réalise L’Ennui (1998) d’après Alberto Moravia, Prix Louis Delluc. En 2001, il dirige Stefano Cassetti dans Roberto Succo, qui relate l’histoire d’un « assassin sans raison », sélectionné en compétition à Cannes. Adapté de Georges Simenon, Feux rouges (2004) est lui aussi présenté en compétition, mais au Festival de Berlin. Après L’Avion (2005), immersion poétique dans le monde de l’enfance, il aborde la thématique du drame passionnel avec Les Regrets (2009), puis celle du « mirage de la réussite » dans Une vie meilleure (2012). Vie sauvage (2014), sur un père qui cache ses enfants durant des années, remporte le Prix spécial du jury au Festival International du Film de San Sebastian. En compétition à la Berlinale 2018, La Prière vaut au jeune Anthony Bajon l’Ours d’argent du meilleur acteur. Au FFFH, Cédric Kahn vient présenter son onzième long-métrage Fête de famille.

  • Lyna Khoudri

    Actrice de Papicha

    Lyna Khoudri est née à Alger, d’une père journaliste à la télévision algérienne et d’une mère professeure de violon. Confrontée à la guerre civile, sa famille quitte l’Algérie pour la France et s’installe à Aubervilliers. Après avoir passé un baccalauréat option théâtre, Lyna Khoudri obtient une licence en arts du spectacle. Elle fait ses débuts d’actrice en 2014 à la télévision en jouant dans un épisode de la série Joséphine, ange gardien. En 2015, elle suit les ateliers de formation 1e Acte (théâtre et cinéma), avant d’être admise à la prestigieuse Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Une année plus tard, elle reçoit à Venise le Prix Orizzonti de la meilleure actrice pour sa prestation dans Les Bienheureux de Sofia Djama et est nominée aux Révélation des Césars. Après avoir joué dans Luna (2016), premier long-métrage de Elsa Diringer, elle remporte au Festival de Clermont-Ferrand un Prix d’interprétation pour sa prestation dans le court-métrage Fatiya (2018) de Marion Desseigne-Ravel. Fin 2019, elle sera à l’affiche de Hors normes de Éric Toledano et Olivier Nakache, de Qu’un Sang impur… de Abdel Raouf Dafri, et du très attendu The French Dispatch de Wes Anderson. Au FFFH, Lyna Khoudri vient présenter Papicha dont elle interprète le rôle principal.

  • Jalil Lespert

    Réalisateur de Le dindon

    D’origine franco-kabyle, né à Paris, Jalil Lespert interrompt ses études de droit pour faire ses débuts d’acteur dans le court-métrage de Laurent Cantet, Jeux de plage (1995). Quatre ans après, il joue dans les long-métrages Nos vies heureuses de Jacques Maillot et Un dérangement considérable de Bernard Stora dont il est l’interprète principal. En 2000, il retrouve Laurent Cantet qui le dirige dans Ressources humaines. Sa prestation lui vaut un César du Meilleur espoir masculin. Des cinéastes prestigieux comme Benoit Jacquot (Sade), Alain Resnais (Pas sur la bouche), Guillaume Canet (Ne le dis à personne), Robert Guédiguian (Le Promeneur du Champs de Mars, Le Voyage en Arménie) ou encore Xavier Beauvois (Le Petit Lieutenant) font dès lors appel à lui et à son talent hors norme pour les rôles de composition. En parallèle à son travail d’acteur, Jalil Lespert mène aussi une carrière de réalisateur. Après avoir tourné deux courts-métrages, Coffee N’Dreams (2000) et De retour (2004), il entreprend son premier long, 24 mesures (2007), un film choral qui est présenté à la Mostra de Venise. En 2011, il en réalise un deuxième avec Des vents contraires, drame très tendu. Il passe ensuite au biopic avec Yves Saint Laurent (2014), puis change de registre en réalisant Iris (2016), un thriller dont il interprète l’un des rôles principaux. Au FFFH, Jalil Lespert vient présenter Le dindon, en compagnie de l’actrice Alice Pol qui y joue le rôle de Victoire.

  • Vincent Macaigne

    Vincent Macaigne, acteur de Fête de famille

    Metteur en scène de théâtre, acteur et cinéaste, le Français Vincent Macaigne est sans nul doute l’un des créateurs parmi les plus originaux du moment. S’étant formé au Conservatoire National Supérieure d’Art dramatique de Paris, il fait sensation au théâtre en 2011 en revisitant à sa manière Hamlet (qu’il intitule « Au moins j’aurai laissé un beau cadavre »). Trois ans plus tard, il réactualise sur les planches du Théâtre de Vidy à Lausanne L’Idiot de Dostoïevski. En septembre 2017, il crée, aussi à Vidy, Je suis un pays, vaste fresque où est déclinée jusqu’au désespoir la crise de nos démocraties. Au cinéma, Vincent Macaigne apparaît dans des films exigeants signés Bertrand Bonello, Philippe Garrel ou Mia Hansen-Løve. Il devient aussi l’icône d’une nouvelle génération de cinéastes français, telle celle de Justine Triet (La Bataille de Solférino) ou Antonin Peretjatko (La Fille du 14 Juillet et La Loi de la jungle). Le grand public a pu se familiariser avec lui grâce au film Le Sens de la Fête (2017) de Éric Toledano & Olivier Nakache, où il joue le rôle d’un dépressif sentimental. En 2019, il est à l’affiche de Doubles vies de Olivier Assayas, Blanche comme neige de Anne Fontaine et The French Dispatch de Wes Anderson. Par deux fois, il coiffe la casquette de réalisateur avec le moyen-métrage Ce qu’il restera de nous (2011), puis Pour le réconfort (2017), son premier long-métrage. Au FFFH, Vincent Macaigne présente Fête de famille en compagnie du réalisateur Cédric Kahn.

  • François-Christophe Marzal

    Réalisateur de Tambour battant

    Né à Nice, François-Christophe Marzal décroche une licence en Lettres à l’Université de Grenoble, avant de se former au cinéma à l’École supérieure des Beaux-Arts de Genève (l’ESAV devenue la HEAD aujourd’hui). Il réalise un film de diplôme très remarqué, le moyen-métrage Reproduction interdite. Membre actif du collectif lié au Spoutnik, célèbre salle indépendante à Genève, François-Christophe Marzal commence aussi à travailler au sein de la société de production Light Night aux côtés de la regrettée Patricia Plattner. C’est dans ce cadre qu’il réalise son premier long-métrage, Attention aux chiens (1999), un chassé-croisé rocambolesque entre un détective toxicomane et un gangster en cavale. La même année, il produit pour Light Night le documentaire de Patricia Plattner Made in India. En 2004, il réalise un second long-métrage, Au large de Bad Ragaz où il dirige Mathieu Amalric s’adonnant à une dangereuse chasse au trésor. En 2009, il produit Bazar, dernier film de Patricia Plattner. Pour la RTS, il écrit la série télévisée 10 dont il est aussi le directeur de production. Réalisée par Jean-Laurent Chautems, elle a été désignée Meilleure série en 2010 au Festival de la Fiction (La Rochelle), spécifiquement dédié aux fictions télévisées. Au FFFH, François-Christophe Marzal présente sa comédie Tambour Battant, en compagnie de son acteur principal Pierre Mifsud.

  • Pierre Mifsud

    Acteur de Tambour battant

    Né à Marseille, Pierre Mifsud se forme à l’École de Théâtre Serge Martin à Genève. Il commence par travailler au sein de la Compagnie 100% Acrylique en tant que comédien, danseur et assistant à la mise en scène, sur des spectacles tels que Maman, encore un tour (1990), La Basket de Cendrillon (1992) ou encore Allegro Fortissimo (1994). Il entre ensuite dans la troupe de l’Alakran, jouant dans plusieurs pièces mises en scène par Oscar Gómez Mata, dont Tombola Lear (1998) et ¡Ubú! (2000). Il poursuit sa carrière théâtrale sous la houlette de metteurs et metteuses en scène, comme Claude-Inga Barbey, Nicolas Rossier, Anne Bisang, Denis Maillefer et Jean-Michel Ribes. Il participe dès 2009 à divers projets de la 2b company dirigée par François Gremaud avec lequel il coécrit Conférence de choses (2015) dont il est l’unique interprète et qui devient un one-man-show culte tant en France qu’en Suisse. Auparavant, il aura campé un formidable Louis de Funès dans Louis Germain David de Funès de Galarza créé en 2011 au Théâtre de Vidy à Lausanne. Il œuvre aussi comme metteur en scène, notamment de plusieurs spectacles de Claude-Inga Barbey. Devant la caméra, Pierre Mifsud a joué dans Voltaire et l’affaire Calas (2007) de Francis Reusser et Du bruit dans la tête (2008) de Vincent Pluss. Au FFFH, il accompagne, avec le réalisateur Jean-Christophe Marzal, Tambour battant dont il joue l’un des rôles principaux.

  • Kacey Mottet Klein

    Acteur de L’adieu à la nuit

    Né à Lausanne, Kacey Mottet Klein fait ses débuts d’acteur à l’âge de sept ans dans Home de la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier, avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet. Deux ans plus tard, il interprète le rôle de Serge Gainsbourg enfant dans Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfarr. En 2011, il retrouve Ursula Meier pour L’Enfant d’en haut où il donne la réplique à Léa Seydoux, qui lui vaut d’être nominé au César du Meilleur espoir masculin et de remporter le Quartz de la Meilleure interprétation masculine au Prix du cinéma suisse 2013. Puis il tourne dans Gemma Bovery (2014) de Anne Fontaine, Une mère (2014) de Christine Carrière et Keeper (2015) de Guillaume Senez. La même année, il partage l’affiche avec Sandrine Kiberlain dans Quand on a 17 ans de André Téchiné. En 2018, il joue successivement dans Vent du Nord de Walid Mattar, Comme des rois de Xabi Molia, face à Kad Merad, et Continuer de Joachim Lafosse, où il cavalcade avec Virginie Efira, avant de retrouver Ursula Meier pour Journal de ma tête, un film de la collection Ondes de choc produit par la RTS. Fidèle au FFFH, Kacey Mottet Klein revient à Bienne en tant qu’acteur masculin principal du remarquable L’adieu à la nuit de André Téchiné qui l’a dirigé aux côtés de Catherine Deneuve.

  • Géraldine Nakache

    Réalisatrice et actrice de J’irai où tu iras

    Géraldine Nakache effectue ses débuts à Canal+ où elle supervise les castings de l’émission Groland, puis œuvre comme assistante réalisatrice sur les mini-fictions des Guignols de l’Info. En 2000, elle passe sur la chaîne Comédie!, et y devient productrice exécutive. Entre 2003 et 2005, elle se met elle-même en scène dans des parodies d’émissions télévisées. Sa carrière au cinéma débute en 2006 dans la comédie de Lisa Azuelos, Comme t’y es belle. Après avoir joué dans la série Kaamelott, elle fait son retour sur le grand écran pour Alexandre Arcady qui la dirige dans Tu peux garder un secret ? (2008), puis enchaîne avec des seconds rôles dans plusieurs comédies dont Jusqu’à toi (2009) de Jennifer Devoldère et Tellement proches (2009) de Éric Toledano et de son frère Olivier Nakache. En 2010, elle est à la fois derrière et devant la caméra avec Tout ce qui brille, coréalisé avec Hervé Mimran et nominé au César du Meilleur premier film, où elle joue aux côtés de Leïla Bekhti et Audrey Lamy. Tout en poursuivant sa carrière d’actrice, notamment dans le film à sketches Les Infidèles (2012) et Sur la piste du Marsupilami (2012) de Alain Chabat, elle coréalise, toujours avec Hervé Mimran, une deuxième comédie, Nous York (2012), où elle se produit à nouveau avec Leïla Bekhti. Au FFFH, Géraldine Nakache présente J’irai où tu iras, une comédie dramatique dont elle partage l'affiche avec Leïla Bekhti et Patrick Timsit.

  • Alice Pol

    Actrice de Le dindon

    Née à La Réunion, Alice Pol grandit à Marseille où elle débute, à quinze ans, ses premiers cours de théâtre. Tout en étudiant le droit puis l’histoire de l’art, elle monte régulièrement à Paris courir les castings. Installée dans la capitale française, elle décroche en 2003 un petit rôle dans le téléfilm Fragile de Jean-Louis Milesi, puis fait des apparitions dans les séries Ma terminale, Plus belle la vie et Julie Lescaut. Pour se faire connaître, elle monte en 2006 la pièce de théâtre C’est tout droit… ou l’inverse, qu’elle a elle-même écrite. Bien accueillie, cette pièce lui permet de décrocher son premier rôle au cinéma dans Vilaine (2008) de Jean-Patrick Benes & Allan Mauduit. Sa carrière est lancée, Alice Pol interprète en 2010 à la perfection une émotive dans Les Émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris. Un an plus tard, elle joue aux côtés de Diane Kruger et Dany Boon dans Un plan parfait de Pascal Chaumeil. Elle obtient en 2014 une première consécration, en interprétant le personnage féminin principal de Supercondriaque de et avec Dany Boon. Elle peut alors enchaîner les rôles d’importance dans des films signés Claude Lelouch (Un + une), Danièle Thompson (Cézanne et moi), (à nouveau) Dany Boon (RAID dingue) ou encore Guillaume Gallienne (Maryline). En 2018, elle fait merveille en jouant deux personnages dans Les Vieux fourneaux de Christophe Duthuron. Au FFFH, Alice Pol vient présenter Le dindon en compagnie de Jalil Lespert, son réalisateur.

  • Stéphane Riethauser

    Réalisateur de Madame

    Né à Genève, licencié en droit, Stéphane Riethauser exerce de multiples activités, tour à tour enseignant, activiste gay, photographe, journaliste, traducteur et réalisateur. En 2000, il publie aux éditions Slatkine l’indispensable À visage découvert, recueil de portraits photographiques sur le thème du coming out. En 2003, il collabore au Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes édité sous la direction de Didier Eribon, rédigeant la contribution sur la Suisse. Dès 2003, il est engagé comme réalisateur à la RTS. Il crée ensuite sa propre société de production, Lambda, pour coréaliser avec Marie-Catherine Theiler Le Temps suspendu (2007), un long-métrage documentaire sur le peintre suisse Marius Borgeaud. En 2009, Stéphane Riethauser s’installe à Berlin en tant que réalisateur et producteur indépendant. En 2012, il tourne Prora, un court-métrage de fiction, qui est sélectionné dans plus de 120 festivals et primé à cinq reprises. Il cosigne avec Pasquale Plastino Garten der Sterne (2016), remarquable documentaire sur un vieux cimetière berlinois où reposent de nombreuses victimes du sida. Au FFFH, Stéphane Riethauser présente Madame, un documentaire dans lequel il se confie à travers un dialogue intime et tendre avec sa grand-mère.

  • Samir

    Réalisateur de Baghdad in my Shadow

    Né à Bagdad, Samir l'une des grandes figures du cinéma suisse alémanique, est arrivé à Zurich avec ses parents en 1961. Après un apprentissage de typographe, il se forme à la caméra. Depuis 1983, il travaille comme caméraman et réalisateur indépendant. En 1986, il réalise son premier long-métrage de fiction, Morlove - Eine Ode an Heisenberg (sélectionné au Festival de Rotterdam), suivi de Filou (1988), qui est présenté au Festival de Locarno, et Babylon 2 (1993), documentaire sur les émigrés de deuxième génération où il forge le terme de «secondos». Avec le réalisateur Werner Schweizer, Samir reprend en 1994 la société Dschoint Ventschr dédiée à la production de films de fiction et documentaires. Forget Baghdad (2002), qui réfléchit sur les clichés du «Juif» et de «l’Arabe» induits par le cinéma, est sélectionné dans une trentaine de festivals du monde entier. En 2005, il réactualise avec Snow White le conte de Blanche-Neige sur la Goldküste zurichoise (présenté en compétition à Locarno). Vaste fresque documentaire sur sa famille en exil disséminée dans le monde entier, Iraqi Odyssey représente la Suisse aux Oscars 2016 et est primé à Berlin. Au FFFH, Samir accompagne Baghdad in my Shadow, son dernier film de fiction qui vient d’être présenté hors compétition à Locarno.

  • Sarah Suco

    Réalisatrice de Les éblouis

    Née à Montpellier, Sarah Suco se forme au métier de comédienne aux conservatoires d’art dramatique de Toulouse puis de Paris. En 2011, elle rejoint la compagnie théâtrale fondée par Pierre Palmade, avec laquelle elle joue dans plusieurs pièces et elle contribue aussi à l’écriture. Dès 2011, elle décroche des petits rôles dans les films de Josiane Balasko (Demi-sœur), Éric Guirado (Possessions), et Éric Besnard (Mes héros). En 2013, Sarah Suco obtient l’un des rôles principaux de Discount (2014) de Louis-Julien Petit, où elle incarne Emma, une caissière de supermarché menacée de licenciement, qui lui vaut une pré-nomination au César du Meilleur espoir féminin. En 2015, Sarah Suco est à l’affiche de La Belle Saison de Catherine Corsini puis de Joséphine s’arrondit de et avec Marilou Berry. En 2017, elle passe derrière la caméra pour tourner le court-métrage Nos enfants. Elle joue ensuite dans Aurore de Blandine Lenoir où elle incarne la fille de Agnès Jaoui. Elle enchaîne en 2018 avec Guy de Alex Lutz, Place Publique de Agnès Jaoui et Comme des garçons de Julien Hallard, dont elle interprète l’une des footballeuses. Toujours en 2018, elle retrouve Louis-Julien Petit qui la dirige en SDF punk dans Les Invisibles. Au FFFH, Sarah Suco présente Les éblouis, accompagnée de son acteur Éric Caravaca et de la jeune Céleste Brunnquell.